Birthday Cake battle

MAF Battle gâteau 001

A la lecture de ce titre, vous vous dites: “ça y est, elle va se répandre en critiques aigries sur la surenchère pâtissière (et pas que…) des anniversaires d’enfants, tout ça pour trouver des excuses, de mauvaise foi, au fait qu’elle, ça la gonfle d’accrocher des fanions, engager Pipo le Clown rigolo et malaxer la pâte à sucre…” et j’aurais pu vous parler de tout ça, mais pas du tout! Voici un indice qui devrait vous éclairer sur mes intentions, le sous-titre:

Quand l’égalité hommes-femmes se joue au fourneaux 

Si nous nous sommes battues (enfin, perso, j’ai surtout eu la chance de naître à une époque où les grands combats avaient déjà été menés) pour pouvoir nous imiscer dans des domaines où la main de la femme n’avait encore jamais posé le pied avant les années 50 (économie, politique, astronomie et mécanique), les hommes qui partagent notre quotidien investissent eux aussi (et c’est pour le mieux) des territoires nouveaux où nous règnions jusqu’à très récemment en maîtresses incontestées: le monde merveilleusement épanouissant du changement de couche, l’univers onirique de la nuit morcelée, la plongée intellectuellement stimulante dans le placard à balais (ah non, celui-là, ils n’y vont toujours pas) et… la préparation du gâteau d’anniversaire.

A la maison, l’homme et moi aimons tous les deux cuisiner. La pâtisserie, et plus précisément la confection du gâteau d’anniversaire d’une choupette, devient donc LE challenge de tous les challenges, le défi ultime, le combat dont les enjeux dépassent largement ceux d’une pâtée au bowling ou d’un tournoi de Scrabble.

Ça commence d’abord par un Pierre-Ciseaux-Feuille, pour attribuer le rôle du chef pâtissier, l’autre devenant automatiquement son commis soumis. Et là, c’est à celui qui aura l’idée la plus improbable à réaliser: vas-y que je te monte un train en Petit Lu, un château en gênoise au chocolat, un fraisier en forme de fraise, un huit en smarties… la concrétisation du projet suit ensuite un schéma assez classique:

–       Préparation (cohésion de façade): “Ah tu fais ça comme ça, toi? non, parce que j’ai vu une recette où ils faisaient différemment… oui, oui, bien sûr, chacun sa méthode…”

–       Ratage (jubilation unilatérale): “Je te l’avais pourtant dit que ça ne se faisait pas comme ça, mais tu ne m’écoute jamais!”

–       Rattrapage (unis devant l’adversité): “et si on le coupait en plusieurs morceaux et qu’on les couvrait entièrement de chocolat? Avec deux ou trois bougies étincelles, pour faire diversion, les gosses n’y verront que du feu…”

Bref, à chaque veille d’anniversaire, nous sommes généralement aux fourneaux jusqu’à trois heures du matin, histoire de finaliser notre chef-d’oeuvre commun, qui, comme tous les chefs-d’oeuvre, ne portera finalement aux nues que le nom de son concepteur, pas celui de l’ouvrier. “Alors, c’est qui qui fait les plus beaux gâteaux? Papa ou Maman?…”

Victimes collatérales de ce combat sans merci, nos filles se retrouvent donc prises entre deux feux, obligées de choisir entre le zeste et le chocolat. Rarement, à ce jour, ont-elles eu cependant à choisir entre l’effet ‘Waaaaaaaaaahhhhhhh” et l’effet “Hhhhhmmmmmmmmm”, car nous n’avons pas encore vraiment réussi à combiner les deux… Peut-être faudrait-il pour cela que nous mettions RÉELLEMENT nos forces en commun, sans compétition, sans fierté mal placée, sans joute d’égo gonflés à la levure Vahiné et que nous fassions, de la cuisine, un espace de neutralité… Tous les cuisiniers naissent libres et égaux en droit…

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On dirait qu’Odré nous a déjà assisté à nos batailles de pâtes à choux…

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5 thoughts on “Birthday Cake battle

  1. Ils sont TRES BEAUX tes gâteaux ! Perso j’ai arrêté les efforts : de toute façon les enfants se ruent sur les bonbons… donc maintenant c’est tarte au chocolat pour la forme (et les parents-potes qui viennent finir la soirée chez nous), bonbecs et allez zou ! Cependant le concours de la kermesse de l’école me donnent l’occasion de défier toutes les mamans à la battle cake. Tu me fais penser qu’il faudra que je poste un jour là-dessus 😉 Bisous

    • En toute honnêteté, la dernière fois, j’ai opté pour la fondue au chocolat (avec quand même un gâteau nature pour planter les bougies, le découper et le tremper dans le choc fondu) et les gosses se sont régalés… donc tu as raison, il ne faut certainement pas trop se décarcasser… Mais le Père Noël vient de m’offrir un robot artisan kitchenaid magnifiquement rouge, c’est une incitation directe à faire de la pâtisserie, je ne peux donc pas abandonner maintenant, non?

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