La liste de mes phobies

MAF phobique 001

J’ai des craintes, des peurs, des angoisses… mais grâce au web, aujourd’hui, je peux enfin mettre un nom sur toutes ces pathologies en puissance qui menacent mon équilibre mental, et du coup, je suis sûre d’avoir déjà fait un grand pas vers la guérison… (attention, comme je vous ai laissé plusieurs mois sans vous asséner de mots compliqués, ou impossibles à prononcer, je me venge ici ! Vous allez donc en prendre une salve bien chargée, dont je ne peux par contre, et je m’en excuse par avance, garantir la traçabilité étymologique… )

Depuis toute petite, je suis une ophiophobe incontrôlable… Je pouvais endurer la vue des araignées, même énormes, des souris, de Skeletor et, à force de travail, celle de Jo l’Indien, mais pas celle des serpents. PAS LES SERPENTS!!! D’ailleurs, il me faut toujours, au moment de m’endormir, mettre une petite case dans un coin de l’écran de ma tête, contenant un de ces visqueux reptiles barré d’une énorme croix rouge… et ça marche. Par contre, je ne suis pas, mais pas du tout culicunophobe – chassez cet air entendu, j’adore simplement les lapins.

Plus tard, comme bon nombre d’adolescentes, j’ai souffert d’athazagoraphobie, cette peur d’être ignorée, oubliée, remplacée, mais aussi de coulrophobie, la peur des clowns… Quel rapport? Aucune idée, par contre, le soir où je me suis retrouvée toute seule dans la salle de télévision (une ancienne chapelle un peu glauque et aussi conviviale qu’une chambre froide) après la projection de « Ça », tiré du bouquin de Stephen King, reste l’un de mes pires souvenirs de pensionnat… J’ai cru ne jamais pouvoir regagner ma chambre, située tout au bout de longs couloirs exagérément sombres… Pour ce qui est d’être ignorée, ça va beaucoup mieux depuis hier soir, car N°2 m’a promis qu’elle ne m’oublierait jamais, “même quand tu seras morte, parce que j’aurai des photos de toi…” Par contre, je n’aime toujours pas les clowns. Et ceux qui me font décidément le plus peur sont ceux qui arrivent sur scène côté cour, car j’ai toujours eu un vieux fond extrêmedextrophobe (peur de ce qui est à droite, mais très très).

Quand l’idée d’avoir des enfants (ou peut-être un peu avant soyons honnêtes) a germé dans mon esprit, j’ai été ravie de constater que je n’étais pas médorthophobe (je vous laisse chercher, je m’impose des règles de bienséance sémantique qui m’empêchent de vous révéler ici le sens de ce mot…). Depuis leur naissance par contre, je suis envahie par de nouvelles inquiétudes: l’achmophobie et l’aérophobie, par exemple, me rendent les objets pointus et les courants d’air (pas les échappements nauséabonds) tout à fait antipathiques. Je suis aussi devenue, après la venue au monde de N°1, tocophobe: j’ai très peur d’accoucher… ben oui, avant la 1ère fois, tu ne sais pas à quoi t’attendre, par contre, quand se présente la 2ème… Au moment critique, les deux fois suivantes, je me suis entendue dire (enfin hurler) à la sage-femme: “Je pense que je ne vais pas y arriver, alors finalement, je ne vais pas le faire, je vais juste rentrer chez moi, et puis ça va passer…”

En bonne montagnarde, je ne suis heureusement pas du tout chionophobe (non, il ne s’agit pas de la terreur des petits de chiens de traîneaux, mais de celle la neige) et je n’atteins pas encore la thalassophobie (peur de la mer), mais suis très largement ablutophobe (peur de la noyade). Surtout depuis le jour où nous nous sommes retrouvés sur une mer déchaînée, avec notre aînée de 23 mois, dans une (trop) frêle embarcation (sur les conseils avisés d’un loueur de bateaux peu scrupuleux) au large de récifs espagnols… Depuis, je vous l’ai déjà dit, je préfèrerais acquérir les superpouvoirs d’Elastigirl avant de grimper sur un truc qui flotte… et à condition de TOUJOURS garder la côte à portée de brasse, parce que je suis, c’est avéré, complètement apéirophobe. A un ‘i’ près, mon foie s’en porterait certainement mieux, mais je suis en fait totalement paniquée par l’infini (même pour George, je n’irais donc jamais voir Gravity, dont la bande-annonce suffit à me faire découdre, avec les dents, tous les coussins du canapé…).

Il y a pourtant quelques aversions qui pourraient m’être bénéfiques: il serait par exemple meilleur pour ma santé que je devienne méthyphobe (peur des boissons alcoolisées) et, pour le confort de ma famille, que je sois subitement frappée de rupophobie doublée de mysophobie (peurs de la saleté et de la poussière).

Et je ne pensais pas que ce soit possible, mais je souffre de deux angoisses finalement très constructives:

–       l’halitophobie (peur d’avoir mauvaise haleine), depuis le jour où ma fille a répondu “Maman, ça sent les pieds dans ta bouche” à mon baiser du soir (je venais de manger du fromage, ça arrive, non?), ce qui me fait me brosser les dents 10 fois par jour et claquer autant d’argent dans les chewing-gums à la chlorophylle que d’autres en dépenseraient en tabac.

–       La leucosélophobie (peur de la page blanche), qui est finalement le meilleur des moteurs pour arriver à la fin de cette chronique!!!

Odré, elle est cynophobe, campingophobe et vacançophobe, mais elle se soigne…

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4 thoughts on “La liste de mes phobies

  1. J’adore … T’es extra et c’est toujours autant un plaisir de te lire !!! L’emploi de tes mots compliqué font ton charme et je vais enfin pouvoir étaler ma science en parlant de mes propres phobies 🙂

  2. Ping: 1 AN!!!! | Ma Vraie Vie de MAF

  3. Ping: Chronique #fail#istique: Ces moments Pffff #2 | Ma Vraie Vie de MAF

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