Série de l’été: Ces femmes exemplaires… (2/5)

MAF Sue Ellen ok

Toutes et tous, nous sommes un jour tombés en admiration devant tel artiste inspiré, tel journaliste humaniste, telle sportive impressionnante de volonté… Nous avons tous des guides spirituels, des modèles que l’on respecte et à qui l’on aimerait ressembler. Le temps d’une série, j’aimerais donc vous faire découvrir ces femmes formidables qui ont guidé mes pas, qui m’ont inspirée et m’ont insufflé le courage nécessaire à supporter ma condition de MAF.

Aujourd’hui… Sue Ellen Ewing 

Comme elle, je suis une femme passionnée et sensuelle. Comme elle, j’ai toujours essayé d’avoir une garde-robe “élégante et un brin inattendu”*, d’ailleurs, comme elle, je porte extrêmement bien le chapeau et le verre à vin. Comme elle, je peux être légèrement de mauvaise foi(e – cyrrhose attitude: elle a quand même déclaré “I’m really not an alcoholic”… et moi, je ne suis pas vraiment névrosée…); comme elle, j’étais une bonne étudiante, avec des talents particuliers en Français et en cuisine.

Tout à fait! Car à l’origine, avant de tomber sous le charme magnétique de l’héritier des Pétroles Ewing, Sue Ellen Shepard était une étudiante brillante, promise à une vie bien meilleure (si l’on exclue l’impact, sur sa confiance en elle, d’un père alcoolique et d’une mère obsédée par la perfection de ses filles). Petit rappel historique.  A la mort de leur père (alcoolique, donc), Sue Ellen et sa cadette Kristin deviennent le seul objet d’attention de leur mère. Elle en fait des poupées, créées pour atteindre ce qu’elle n’a pu obtenir elle-même et satisfaire ses propres ambitions de réussite sociale. Sue Ellen est donc élevée pour devenir la meilleure, épouser le meilleur, misant sur sa perfection comme on spéculerait sur une assurance-vie.

A l’Université, elle est la plus jolie des Pom-Pom Girls. Adulée, admirée, elle se présente alors à l’élection de Miss Texas 1967, titre qu’elle remporte haut-la-main sous le regard perçant d’un membre du jury à la dentition irréprochable: JR Ewing. Une salade d’épinards et une soirée à l’Opéra plus tard (à l’époque, le carnassier feint le romantisme), elle épouse celui qui fera son malheur, mais dont elle sera, jusqu’au bout, totalement indissociable. Avec son prénom annonciateur de naufrage éthylique (les scénaristes lui avaient donné le nom d’un bar de Dallas, le Sue Ellen’s) elle finit, au bout de 7 ans de cocufiage et de misère sexuelle (avait-elle un jour, oser trinquer sans regarder son co-trinqueur dans les yeux?), par cèder à l’appel de la bouteille.

Alors, oui, quand j’étais plus jeune, Sue Ellen Ewing représentait tout ce que je ne voulais pas devenir: elle n’était qu’amertume et méchanceté, elle dégageait des vapeurs de gin et de whishy à travers l’écran de télévision, elle portait des robes drapées décolletées en V et armées d’épaulettes.

Aujourd’hui, quand je compare mon parcours à celui de cette icône cabossée, je me dis que, au même âge (soit 35 et des brouettes) :

–       si j’avais été reine de beauté, traitée comme une moins-que-rien par un homme qui dort avec son Stetson, puis internée pour alcoolisme avant de donner naissance à un bébé prématuré;

–       si j’étais tombée amoureuse d’un cowboy disparu dans un crash d’avion, pour le retrouver deux ans plus tard, rescapé mais impuissant;

–       si j’avais vu ma soeur mourir d’overdose après avoir tiré sur mon odieux mari en me faisant porter le chapeau (le Stetson, donc);

–       si j’avais ensuite divorcé et ré-épousé mon Homme, tout ça pour faire chambre à part et jeter mon dévolu sur des étudiants,

je ne suis pas sûre que je n’aurais pas, moi aussi, sombré au fond d’une bouteille de rosé pamplemousse. (Mais je n’ai jamais été reine de beauté…)

Malgré tout ça, Sue Ellen Ewing ne lâche pas le morceau, tel un Phénix à la gueule de bois, elle renaît toujours des cendres des cigares de JR. J’aime ses faiblesses, ses fêlures, son entêtement à croire que le Diable a finalement bon fond et je voudrais, comme elle, et quelles que soient les circonstances, être en mesure de me relever, de préserver un brushing impeccable et savoir me remaquiller en vidant ma flasque de Malt 12 ans d’âge.

Sur ce, ayant largement éclusé le champ lexical de l’ébriété dans cette chronique, suis bourrée, alors je vais me coucher…

A SUIVRE…

*https://twitter.com/RealSueEllen ;

Quoi que vous puissiez penser, je ne suis pas une inconditionnelle de la série, mais je vous donne quand même quelques tuyaux: une mine d’or pour toutes les informations concernant Dallas et son Univers impitoyable: http://ultimatedallas.com; + de très belles photos en noir et blanc sur: http://dallasdecoder.com/category/features/art-of-dallas/page/6/

alors pour le plaisir:

art-of-dallas-the-silent-killer

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et encore merci à Odré pour son interprétation du MAF Sue Ellen! 

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